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Les effets de la guerre sur le climat

15 août
4 min de lecture

Les conséquences de la guerre en Asie du Sud-Ouest sur le climat mettront des décennies à être atténuées.


Le coût humain de la guerre en Asie du Sud-Ouest ne doit pas être sous-estimé : au moins

2 000 personnes ont été tuées et plus de 35 000 blessées. Les opérations militaires en Iran et dans d'autres régions d'Asie du Sud-Ouest ont non seulement provoqué d'immenses souffrances humaines et de lourdes conséquences économiques, mais aussi des dommages environnementaux et des divergences politiques quant à l'avenir des énergies fossiles.


Les impacts directs


L'impact direct de la guerre réside dans l'utilisation d'équipements militaires, tels que les avions de combat et les navires de guerre, ainsi que dans les émissions de CO₂ provoquées par l'explosion des bombes. Ce conflit cible en particulier les infrastructures énergétiques, entraînant des incendies dans des dépôts de pétrole qui libèrent des quantités catastrophiques de carbone dans l'atmosphère. Les nappes de pétrole dans le golfe Persique font peser un risque de catastrophe écologique. Le rejet de substances toxiques à des concentrations élevées nuit directement aux populations vivant à proximité, dégrade l'environnement et pollue l'atmosphère.


Image of buildings in ruins, some still partially standing. 5 young. children are standing in the rubble, posing for the picture.
Après les bombardements de Gaza, des enfants survivent dans les ruines de leur ancienne maison. Photo par Mohammed Ibrahim sur Unsplash

Les vies humaines sont directement (et indirectement) touchées, qu'il s'agisse de blessures, de pertes en vies humaines ou de détresse psychologique, nécessitant parfois un long processus de rétablissement, lorsque les personnes ne restent pas marquées à vie. Une autre conséquence durable est le ressentiment envers les nations qui les ont attaquées. De nombreux Iraniens éprouvaient probablement déjà du ressentiment à l'égard des États-Unis et d'Israël ; les bombardements de leur pays, de leurs foyers et de leurs familles au cours des derniers mois n'ont pu que l'intensifier. La guérison de cette blessure émotionnelle pourrait prendre des générations.


Les impacts indirects


L'un des impacts indirects de cette guerre est d'ordre économique : le prix des énergies fossiles a augmenté à l'échelle mondiale. Un autre est d'ordre social : l'injustice réside dans le fait que les pays riches, qui ont eu les moyens de constituer des réserves, sont moins touchés par les pénuries de carburant et la hausse des prix que d'autres régions du monde, notamment certaines parties de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique latine.


À l'heure actuelle, les conséquences de cette guerre sur les systèmes énergétiques sont complexes et contrastées. Alors que certains pays augmentent leur recours au charbon ou souhaitent autoriser de nouveaux forages pétroliers, notamment au large de l'Écosse ou dans le golfe du Mexique, d'autres constatent que l'énergie éolienne et l'énergie solaire peuvent les protéger des chocs liés aux énergies fossiles. L'Union européenne est sans doute dans une meilleure situation qu'au début du conflit en Ukraine, grâce au développement des énergies renouvelables et à la diversification de son mix énergétique.


Des personnes sur une montagne d'argent, illustrant la richesse accumulée par cette industrie.
Photo par Igor Omilaev sur Unsplash

Deux secteurs tirent particulièrement profit de cette guerre : le complexe militaro-industriel et l'industrie des énergies fossiles. Alors que le citoyen moyen voit son coût de la vie augmenter de manière inacceptable, Shell a réalisé 1,3 milliard de dollars de bénéfices supplémentaires grâce à la seule guerre contre l'Iran. British Petroleum (BP) a annoncé 1,8 milliard de dollars de bénéfices supplémentaires, et Total a également déclaré 1,8 milliard de dollars de bénéfices supplémentaires. Ces profits s'ajoutent à ceux que l'industrie des énergies fossiles a déjà engrangés à la faveur des guerres en Ukraine et à Gaza. À Gaza, c'est surtout le complexe militaro-industriel qui tire profit du conflit. Les chiffres concernant cette industrie ne sont pas rendus publics ; il est donc impossible de savoir quels bénéfices y sont réellement réalisés.



Two hands holding some coin change, and a note saying "Make a change."
Photo par Katt Yukawa sur Unsplash

Il existe une solution. Une solution qui mettrait fin aux profits exorbitants réalisés par l'industrie des énergies fossiles, qui pourrait être mise en œuvre de manière équitable et qui nous rendrait moins vulnérables aux décisions imprévisibles de dirigeants incompétents et irrationnels. Les énergies renouvelables constituent la réponse : grâce à une production d'énergie solaire ou éolienne, qu'elle soit individuelle ou gérée par les collectivités locales, la demande en énergies fossiles diminuerait, ce qui permettrait de réduire les factures d'énergie. L'utilisation du vélo, des transports en commun et des voitures électriques réduit encore davantage notre dépendance aux énergies fossiles.


Bien entendu, tout le monde n'a pas les moyens d'installer des panneaux solaires ou d'acheter une voiture électrique. C'est pourquoi nous avons besoin d'une solution équitable garantissant que les personnes qui ont besoin d'un soutien financier pour abandonner les énergies fossiles puissent bénéficier d'une aide adaptée. Fridays For Future estime que les bénéfices scandaleux réalisés par les entreprises du secteur des énergies fossiles devraient être fortement taxés et que les recettes de cette taxation devraient être utilisées pour accélérer la sortie des énergies fossiles et aider les communautés à développer leurs propres sources d'énergie renouvelable.


Soutenez notre pétition « Stop Big Oil Profits » afin de demander que l'industrie des énergies fossiles rende des comptes et d'exiger que les gouvernements taxent davantage ces bénéfices exorbitants !


SOURCES





 
 
 

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