Nos courageux bénévoles en Afrique, Amérique latine et Asie

Ceux qui apportent leur aide dans les hôpitaux de leur région, participent à des collectes de sang ou interviennent comme secouristes ; ceux qui font du soutien scolaire, apprennent à lire et à écrire à des adultes ou accompagnent des jeunes en difficulté ; ceux qui servent des repas dans des centres d’accueil pour sans-abri, participent à des distributions alimentaires ou organisent des collectes de vêtements. Tous ces bénévoles méritent notre reconnaissance.
Viennent ensuite les bénévoles engagés pour le climat, qu’ils soient issus des pays du Nord ou du Sud. Il n’est pas facile, à 16, 35 ou 70 ans, de décider de s’engager pour mettre un terme à la folie actuelle des émissions de CO₂, qui détruit les forêts et les villes et compromet l’avenir des générations futures. Les bénévoles pour le climat sont souvent confrontés à un choix difficile : suis-je prêt à m’aventurer en terrain inconnu, à rencontrer des inconnus, à consacrer mon temps à cette cause, à participer à de nombreuses réunions ou à côtoyer des personnes que je préférerais parfois éviter, tout cela pour défendre une cause dont la gravité est encore loin d’être reconnue à sa juste mesure ? Pensons, par exemple, à Greta Thunberg, qui a bravé les autorités scolaires et ses parents pour prendre position et dire sans détour la vérité sur le changement climatique. Ces militants mettent leurs préoccupations personnelles de côté et s’engagent sans rien attendre en retour. Ils donnent de leur temps, parfois quatre heures, parfois jusqu’à soixante heures par semaine, en faisant tout leur possible. Beaucoup poursuivent cet engagement pendant des années, tandis que d’autres finissent par souffrir du poids de leurs préoccupations, de leur engagement et de leur inquiétude, au risque de s’épuiser.
Nous devons soutenir ces bénévoles engagés pour le climat, les encourager et les inciter à ne pas aller au-delà de leurs limites, tout en poursuivant leur engagement. Nous devons leur témoigner toute notre reconnaissance et prendre exemple sur leur engagement.
Certains bénévoles accomplissent un travail héroïque, bien au-delà de ce que l’on pourrait attendre d’eux, en première ligne dans les pays du Sud. L’un de ces bénévoles engagés pour le climat témoigne :
« Comme vous le savez, je vis actuellement en tant que personne déplacée, car la guerre se poursuit chez moi, dans l’est du pays.
J’arrive à payer :
une petite chambre pour dormir, à 70 dollars par mois,
une connexion Internet mensuelle à 30 dollars,
l’eau, l’assainissement et l’électricité : 42 dollars par mois,
et pour me nourrir, je me débrouille avec 5 dollars par jour. Je ne mange qu’une fois par jour, avec un petit pain le matin. En résumé, cela représente 150 dollars par mois.
Sans compter le coût des petits déplacements et quelques autres dépenses lorsque je souhaite rencontrer des gens.
Si cette aide financière était augmentée, cela me permettrait non seulement d’améliorer mon bien-être social et mes conditions de travail, mais aussi de pouvoir manger au moins deux fois par jour. »
Ce bénévole se distingue par son engagement héroïque sur le terrain : il va à la rencontre des habitants pour recueillir des signatures en faveur de pétitions visant à enrayer le dérèglement climatique, au risque parfois de mettre sa vie en danger dans des conditions extrêmes. Vivant dans une extrême pauvreté, il se prive de repas réguliers et de conditions de logement décentes. Il œuvre patiemment pour mobiliser les autres et les inciter à s’organiser, avec un engagement si profond qu’il ne considère même pas ses sacrifices comme tels.
Que pouvons-nous tous faire ?
Nous pouvons nous engager bénévolement et prendre notre part des actions concrètes à mener, guidés par notre propre engagement en faveur du climat. Pour qu’un véritable engagement collectif puisse voir le jour, il faut que les initiatives individuelles dépassent le simple bénévolat occasionnel et s’inscrivent dans une action organisée. Partout dans le monde, les communautés ne peuvent ni ne doivent attendre que les intérêts économiques favorables aux énergies fossiles changent de cap : elles ont besoin de bénévoles locaux pour faire avancer la transition vers de nouvelles sources d’énergie. En unissant leurs forces au sein d’équipes engagées pour le climat, les citoyens peuvent avoir un véritable impact. Même les tâches les plus considérables deviennent plus faciles lorsque davantage de bénévoles se répartissent le travail. Les équipes peuvent distribuer des tracts, aller à la rencontre des citoyens, faire connaître des conférences publiques, organiser des manifestations, recueillir des signatures pour des pétitions ou encore apprendre à maîtriser les réseaux sociaux. Elles constituent ainsi une force de changement de mieux en mieux organisée. N’oublions pas que l’union fait la force.
Nous pouvons également nous porter volontaires pour aider les bénévoles engagés pour le climat qui vivent dans des régions défavorisées ou manquent des moyens nécessaires pour organiser leurs actions. Dans les pays du Nord, par exemple, nous pourrions récupérer des téléphones portables usagés dont leurs propriétaires ne veulent plus et les envoyer régulièrement à des bénévoles qui en ont besoin dans les pays du Sud. Pour la personne chargée localement de récupérer, vérifier et expédier ces téléphones, cela ne représenterait qu’une heure de bénévolat par semaine, voire moins.
Un bénévole peut « parrainer » un militant pour le climat dans un pays du Sud en lui versant 100 dollars par mois, sur la base d’un accord mutuel fixant des exigences précises quant au travail accompli, sans pour autant influencer ses positions ni le contenu de son action militante. Pour parvenir au changement mondial dont nous avons besoin et préserver la vie telle que nous la connaissons, nous devons faire preuve de solidarité, et cette solidarité passe aussi par un soutien financier.
Pour en savoir plus sur les différentes façons d’apporter votre aide, écrivez à , faites un don sur https://www.nazcca.org/donate en précisant « Afrique », « Inde » ou « Amérique latine » dans la rubrique « commentaire », ou inscrivez-vous à la newsletter de Fridays for Future.




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