top of page
  • MastodonIcon_FullTransparent
  • Bluesky_Logo
  • Instagram

Changement climatique : Zoom en Afrique

  • 18 avr.
  • 7 min de lecture

Une liste précieuse de ressources pédagogiques pour toute personne intéressée par la paix et la justice climatique en Afrique.


Le premier Sommet panafricain de la jeunesse pour la paix et la justice climatique s’est tenu du 27 au 30 août 2025. Découvrez-le ici et, pour plus de détails sur le sommet, téléchargez le PDF complet ici.


Brochure du sommet pour la paix et la justice climatique.

Cette liste présente quelques temps forts des interventions, montrant comment les jeunes, les femmes et les communautés en Afrique s’organisent autour des enjeux de paix et de justice climatique.

Le nouveau terrain de la justice climatique en Afrique

Prof. Patrick Bond, Centre pour le changement social de l’Université de Johannesburg.

Les puissances occidentales du G7 et le bloc des BRICS ont en commun de ne pas réduire les émissions dans la mesure nécessaire, de ne pas fixer un prix du carbone de manière adéquate, ni de reconnaître la dette climatique ; au lieu de cela, ils promeuvent des mécanismes contestables d’échange et de compensation carbone. Le financement de la survie de la planète et de la société devrait inclure des réparations pour les pertes et préjudices, la prise en charge des coûts de l’adaptation et de la résilience, ainsi qu’une compensation versée aux pays à faibles émissions pour qu’ils n’exploitent pas le carbone. Quel devrait être le prix du carbone ? Comment les militants locaux pour la justice climatique pourraient-ils contribuer à faire évoluer les débats mondiaux ?

Comment le changement climatique détruit l’Afrique

Dr. Jackson Kisingani

Télécharger les informations de la présentation au format PDF

L’Afrique est le continent le plus vulnérable aux impacts du changement climatique. C’est la plus grande injustice, car nous sommes responsables de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En République démocratique du Congo, le réchauffement se produit à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale. La destruction n’est pas abstraite, elle est déjà à l’œuvre : destruction due à l’exploitation intensive des forêts, des rivières et des sols ; populations tuées ou déplacées par des groupes armés ; profits transférés vers les sièges d’entreprises à l’étranger tandis que les Congolais sont privés d’électricité, d’eau potable et de sécurité. Il s’agit d’une triple exploitation — environnementale, économique et sociale. Mais l’Afrique n’est pas seulement un continent en crise : c’est aussi un continent d’espoir, de créativité et de résilience. Nous faisons le choix de nous organiser, le choix de résister, le choix d’innover. Nous ne demandons pas la charité, nous exigeons la justice climatique. « Je vous invite à prendre part à cette résistance, non pas en tant que spectateurs, mais comme des alliés engagés, car la lutte pour la justice climatique est aussi une lutte pour notre humanité commune. »

Des machines de guerre aux futurs écologiques : le désarmement comme justice climatique, focus sur l’Afrique

Akhar Bandyopadhyay

« Je m’adresse à vous à une époque marquée par de nombreuses guerres : entre nations, au sein des nations, et autour de la nourriture, de l’eau et des ressources. » La machine de guerre et la machine des énergies fossiles sont profondément liées. Les guerres liées aux ressources sont une extraction déguisée en enjeux géopolitiques, avec la terre, l’eau et les minerais au cœur des conflits. Dans un cycle vicieux et dangereux, plus nous brûlons de pétrole et de gaz, plus des guerres sont menées pour en prendre le contrôle ; l’armée protège l’extraction des énergies fossiles, et les profits issus de ces énergies financent davantage de militarisme. La guerre est un moteur des émissions de carbone et aggrave les menaces écologiques. Un autre monde reste possible : imaginons un avenir pacifique, durable, partagé et collectif.

Conflits violents, changement climatique, paix et justice : focus sur l’Afrique

Mghase Imanuel

Le changement climatique affecte l’environnement, mais aussi notre santé, la production alimentaire et l’accès à l’eau, de manière à pouvoir engendrer des conflits au sein de nos communautés. Un exemple est l’augmentation des migrations. Les personnes vivant dans les zones les plus touchées cherchent un lieu capable de garantir leur bien-être. Mais tout le monde ne peut pas migrer, en particulier les femmes, les enfants et les jeunes marginalisés. Tant ceux qui partent que ceux qui restent ont besoin de soutien. Des conflits peuvent surgir entre les personnes migrantes et les communautés d’accueil, notamment en lien avec les moyens de subsistance, les activités, l’accès à la terre et aux ressources, ainsi que l’identité sociale.

Que faut-il faire ? Il faut partir de la base, changer les mentalités et élaborer de bonnes stratégies. Il faut développer un cadre pour la paix et la justice climatique, qui puisse servir de modèle pour la gouvernance juridique et politique afin de répondre aux enjeux de justice climatique. Partagez vos plans d’action pour le climat. L’éducation et la formation sont également essentielles. Certains enfants ne reçoivent pas d’enseignement sur l’environnement ; l’école primaire, le secondaire et l’université devraient combler cette lacune. De nombreux dirigeants politiques, ministres et responsables publics ne sont pas conscients des impacts du changement climatique et ont eux aussi besoin de formation et d’accompagnement.

Le racisme nourrit les crises climatiques

Amen Allah Azzoune

À ne pas manquer ! Réfléchissez à ceci : il n’y aurait pas de crise climatique sans le racisme. Celui-ci rend possible l’exploitation des personnes, des terres et des ressources. Il crée une pyramide avec la suprématie blanche au sommet, les communautés marginalisées au milieu et la nature à la base. L’unité fait la force. L'union fait la force !

Le pouvoir des femmes dans la communauté.

Linda Charles Mapuda

Télécharger les informations de la présentation au format PDF

Les femmes sont des actrices clés de la protection du climat et de la construction de la paix. Elles plantent des arbres, restaurent les mangroves, protègent leur environnement et résolvent des conflits locaux. Elles portent la voix des enfants, des familles et des foyers. C’est pourquoi il est essentiel de favoriser leur autonomie, de les éduquer et de les former, et aussi de les associer aux processus de décision. Organisées, les femmes peuvent rassembler le monde.

Résistance locale et justice climatique

Dr. Jackson Kisingani

Nous sommes les bâtisseurs d’un avenir différent. L’Afrique est jeune : 70 % de la population a moins de 30 ans. Les jeunes sont en première ligne : une ligne de front marquée par les crises, les déplacements forcés, les conflits et les pertes en vies humaines. Nous savons nous mobiliser. La protestation est visible, mais elle s’essouffle rapidement ; lorsque la foule se disperse, que reste-t-il ? Souvent, rien. L’organisation, c’est autre chose : c’est le long terme, une vision partagée et structurée. La mobilisation est l’étincelle, mais c’est l’organisation qui fait durer la lutte. Au Congo, les citoyens s’organisent à travers des manifestations, l’éducation, des coalitions, des actions menées par la jeunesse, le plaidoyer juridique et des campagnes pour la justice financière, afin de résister aux projets d’exploitation des ressources naturelles et de promouvoir des politiques climatiques durables portées par les communautés.

L’histoire de soi (première partie)

Rolf vom Dorp

Télécharger les informations de la présentation au format PDF

Comment amener les gens à passer à l’action ? Les freins à l’action incluent l’inertie, l’apathie, la peur, l’isolement et le doute de soi. Les moteurs de l’action sont l’urgence, la colère, l’espoir, la solidarité et la conviction que chacun peut faire la différence (YCMAD – You Can Make A Difference).


Les moteurs peuvent dépasser les freins. Construire des relations est la clé pour surmonter la méfiance, la distance, l’inconfort et la peur, qui mènent à l’inaction.


L’histoire de soi est le message le plus puissant dont nous disposons pour communiquer avec les autres. C’est une histoire qui vient du cœur, pas tirée d’un livre, ni répétée après l’avoir entendue. C’est le récit d’un défi que vous avez affronté. C’est l’histoire d’un choix que vous avez fait, d’un engagement et d’une détermination. C’est aussi l’histoire d’un résultat : apprendre la patience, traverser des épreuves ou construire des liens d’amitié. L’histoire de soi devient alors une histoire collective, celle du « nous », de personnes qui agissent ensemble et tissent des liens avec leur communauté.

Bénévolat et passage à l’action (deuxième partie).

Rolf vom Dorp

Une pétition est un outil pour renforcer vos forces. Qu’est-ce que c’est et pourquoi est-ce important ? Quelle est la ressource la plus puissante dont vous disposez (indice : ce n’est pas l’argent) ? Nous utilisons notre tête, notre cœur et nos mains. L’histoire de soi et les pétitions sont des outils de connexion qui s’appuient sur ces trois dimensions : la pétition en main, les mots compris par l’esprit, signés avec un engagement venu du cœur.

Organisation de base en Afrique

Dr. Jackson Kisingani

Une génération de jeunes militants se mobilise pour défendre l’environnement, en faisant face à de nombreux défis. Que peut-on faire ? Le Dr Kisingani présente les objectifs des acteurs de terrain : renforcer les capacités locales ; créer des fonds d’urgence pour le climat dans les zones de conflit ; donner une voix aux personnes invisibilisées ; soutenir la mobilisation et l’engagement des communautés, par exemple en utilisant les langues locales.

La jeunesse au cœur de la paix et de la justice climatique.

Lydia Leonard

Trois questions posées au public :

  • Peut-on avoir la paix sans justice climatique ?

  • À quoi ressemblent la paix et la justice climatique dans votre communauté ? (en un mot)

  • Quelle action entreprendrez-vous après le sommet, lorsque vous retournerez dans votre communauté ? (Les participants répondent.)

Quand les jeunes se mobilisent, les communautés prospèrent. Les jeunes sont créatifs et passionnés. Nous sommes ceux qui feront en sorte que les communautés s’organisent. Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera. Nous devons agir pour rendre les communautés organisées, unies et engagées en faveur de la paix et de la justice climatique.

La pétition comme outil d’organisation

Fichier PDF de la pétition en français


Pourquoi utiliser une pétition pour aider à organiser FFF ?

En quoi cela contribue-t-il aux objectifs externes des PCJ FFF ?

Comment faire connaître votre pétition

L'organisation et le mouvement pour le climat

Processus étape par étape pour rédiger votre pétition

Rejoignez-nous et contribuez à construire ce mouvement pour la paix sur Terre et la paix avec la Terre !


Amani na utunzaji wa tabia ya inchi


Sign the petition for Peace and climate justice


Signez la pétition pour la paix et la justice climatique


 
 
 

Commentaires


bottom of page