Les guerres détruisent l'environnement
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Le droit international humanitaire et la protection de l'environnement dans les conflits armés contemporains

En examinant les conflits actuels à Gaza, au Liban, les tensions liées à l'Iran et la situation en République démocratique du Congo, il apparaît de plus en plus clairement que la guerre ne détruit pas seulement des vies humaines et des infrastructures. Elle détruit également l'environnement dont dépend la survie des populations. Le droit international humanitaire (DIH), qui régit la conduite des hostilités en période de conflit armé, reconnaît cette réalité et cherche à limiter les atteintes à l'environnement en temps de guerre.
Le droit international humanitaire interdit les méthodes de guerre qui causent des dommages étendus, durables et graves à l'environnement naturel. Il protège également les biens civils indispensables à la survie de la population, tels que les ressources en eau, les terres agricoles, les forêts et les systèmes d'assainissement, car la destruction de l'environnement entraîne souvent des maladies, la faim, des déplacements de population et des crises humanitaires prolongées.
Le conflit en cours entre Israël et la Palestine, en particulier dans la bande de Gaza, illustre la manière dont les opérations militaires peuvent dévaster l'environnement. Les frappes aériennes et la destruction des infrastructures ont endommagé les réseaux d'approvisionnement en eau, contaminé les nappes phréatiques, détruit des terres agricoles et provoqué l'effondrement des systèmes de gestion des déchets. Les immenses quantités de gravats, les fuites d'eaux usées et les diverses formes de pollution menacent désormais la santé publique et aggravent la crise humanitaire à laquelle est confrontée la population civile, en particulier les femmes et les enfants.

Les hostilités entre Israël et le Liban ont également suscité des inquiétudes quant aux atteintes portées à l'environnement. Les informations faisant état de terres agricoles endommagées, de végétation incendiée et de destructions d'infrastructures civiles montrent comment les conflits armés peuvent menacer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations. Les dommages environnementaux causés dans les zones de conflit persistent souvent bien après la fin des combats, affectant les générations futures et ralentissant les efforts de reconstruction.
Les tensions impliquant l'Iran et les États-Unis mettent elles aussi en évidence les risques environnementaux associés aux conflits modernes. Toute escalade comportant des attaques contre des installations pétrolières, des infrastructures industrielles ou des systèmes énergétiques pourrait provoquer de graves catastrophes environnementales aux conséquences régionales, voire mondiales. La pollution, les émissions de substances toxiques et la destruction de ressources essentielles ne toucheraient pas seulement les combattants, mais aussi des millions de civils.
En République démocratique du Congo, des années de conflit armé et de rivalité autour des ressources naturelles ont contribué à la dégradation de l'environnement, à l'exploitation illégale des minerais, à la déforestation et au déplacement de nombreuses communautés. Ce conflit montre à quel point la destruction de l'environnement et les souffrances humanitaires sont étroitement liées. Les populations qui dépendent des terres, des forêts et des ressources en eau pour leur survie deviennent particulièrement vulnérables lorsque ces ressources sont détruites ou exploitées en temps de guerre.
L'environnement est devenu la victime silencieuse des conflits armés contemporains. Pourtant, protéger l'environnement en temps de guerre est indissociable de la protection des droits humains et de la dignité humaine. Une eau potable, des terres fertiles, un air sain et des écosystèmes fonctionnels sont indispensables à la survie des populations civiles ainsi qu'à la reconstruction après les conflits.

À mesure que les conflits se poursuivent dans différentes régions du monde, il devient urgent de renforcer le respect et l'application du droit international humanitaire. Les États et les groupes armés doivent être tenus responsables des destructions environnementales causées en temps de guerre. Protéger l'environnement pendant les conflits armés, c'est en définitive protéger l'humanité elle-même.
Pour que la paix durable et la justice puissent prévaloir, la communauté internationale doit reconnaître que la protection de l'environnement n'est pas seulement une préoccupation écologique. Elle constitue également une obligation humanitaire et juridique.
Par : Atim Edith Labeja
Militante pour la justice climatique





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